Le Roussillon ou Catalogne du Nord : région de grands terroirs…

 

 

 

 

 

 

…qui présente une très grande variété dans sa géographie, véritable amphithéâtre ouvert sur les plages ensoleillées de la Mer Méditerranée, bordé par la chaîne montagneuse des Albères au Sud et da la Chaîne des Pyrénées. Tout comme en Bourgogne, les cépages y trouvent pour s’épanouir une infinité de terroirs et de micro-climats qui apportent toute la singularité des vins du Château PLANERES

 

LA CATALOGNE DU NORD : le Roussillon viticole

La Culture de la vigne en Roussillon

Son histoire remonte loin dans le passé. Présente dans la région 5 siècles avant J.-Ch, la vigne a été développée par les Grecs et les Romains. Le nom de Roussillon viendrait d’ailleurs de la ville de Ruscino, ancienne capitale régionale que les Romains ont agrandie au 1er siècle avant Jésus-Christ. Comme partout dans le Midi, la culture de la vigne s’est étendue durant des siècles portée par l’occupation romaine et, à partir du VIII siècle autour des monastères.

Un ordre religieux militaire, celui des Chevaliers de la milice du Temple (les templiers) fondé en 1119 et qui s’installa en Catalogne afin de lutter contre les musulmans, fut probablement à l’origine des vins doux naturels. Détenteurs de profondes connaissances scientifiques et ésotériques puisées dans la civilisation mozarabe, ils maîtrisaient l’usage de l’alcool et vraisemblablement la technique du mutage, c’est-à-dire l’adjonction d’alcool au vin en train de fermenter pour en conserver le sucre résiduel et pour le rendre apte à la conservation. La paternité de ce procédé est officiellement attribuée à Armand de Vilanova (1238-1311) théologien, alchimiste et médecin, titulaire d’une chaire à Montpellier. Cette ville était alors partie intégrante du royaume de Majorque (1276 -1344) dont la capitale était Perpignan et qui comprenait les Baléares, Sardaigne, Valencia, l’Aragon, le Capcir, la Cerdagne et le Roussillon qui connut à cette époque son âge d’or. Ses tissages et ses vins étaient alors exportés vers les Flandres et l’Angleterre. Plus tard, la Catalogne du nord (le Roussillon) devint un objet de discorde entre la Castille et la France. Suite au traité des Pyrénées (1659) elle fut annexée au royaume de France. Curieusement, à la cour de Versailles, les vins du Roussillon, qui étaient très appréciés continuaient à être servis en tant que vins d’Espagne. Après une longue période de régression économique la viticulture se développa fortement notamment à partir de 1858, où le raccordement du chemin de fer permit au Roussillon de s’ouvrir au reste de la France et de trouver ainsi des débouchés pour ses vins. On produisait des vins pour satisfaire la demande croissante des masses populaires des centres urbains du nord de la France. Une viticulture productiviste donc qui engendra des crises de surproduction cycliques, notamment après la reconstitution du vignoble avec des vignes greffées suite aux dégâts provoqués par un puceron, le Phylloxera vastatrix qui attaque les racines des vignes d’origine européenne